L'ostéopathie fait son chemin à l'hôpital Simone Veil

Il y a trois ans, Lucille Monti faisait entrer l’ostéopathie à l’hôpital Simone Veil. Une pratique fonctionnelle qu’elle développe depuis avec succès dans plusieurs services.

Si plus de plus de Français affirment consulter un ostéopathe (4 sur 10, selon un sondage OpinionWay de 2010), la profession reste encore peu pratiquée en milieu hospitalier. Mais la donne est en train progressivement de changer comme le constate Lucille Monti. Ostéopathe depuis 3 ans à l’hôpital Simone Veil, elle voit aujourd’hui sa pratique se développer. « Il y a de plus en plus de demandes. Les médecins commencent à comprendre l’intérêt d’intégrer des ostéopathes dans leurs équipes notamment dans les unités anti-douleur, en soins palliatifs ou encore en maternité… Complémentaire des soins pratiqués habituellement, l’ostéopathe va s’intéresser au patient dans sa globalité et non pas uniquement à la zone douloureuse. Cela va permettre notamment de le mettre en confiance et ainsi de travailler sur des pathologies fonctionnelles où le corps et psychisme sont souvent intriqués ».

 

Des soins palliatifs à la néonatalogie

Pour la jeune femme, l’envie de travailler en milieu hospitalier est née à la suite d’un stage réalisé dans une unité de soins palliatifs, Convaincue par cette expérience, la praticienne propose, dès ses études terminées, sa candidature spontanée au groupement hospitalier Simone Veil. C’est ainsi qu’elle rejoint en septembre 2015 l’unité de soins palliatifs de l’hôpital installée à l’époque à Montmorency puis ensuite l’équipe mobile d’accompagnement de la douleur et des soins palliatifs dont le médecin-chef Dr Philippe Taurand est persuadé des bienfaits de l’ostéopathie. Une arrivée en douceur. « Au départ, j’étais beaucoup dans l’observation pour comprendre le fonctionnement de chaque service et analyser le large panel d’indications en ostéopathie. Ensuite, il a fallu faire mes preuves et expliquer mes interventions aux professionnels de l’équipepour coordonner nos actions », souligne Lucille qui se réjouit aujourd’hui de sa bonne intégration au sein de l’hôpital où désormais les soignants n’hésitent pas à lui envoyer leurs patients.

Depuis peu, l’ostéopathe intervient également au sein du pôle femme-enfant pour soigner de manière préventive des bébés nés après un accouchement difficile ou de manière curative des nourrissons souffrant de torticolis, de déformation crânienne, de troubles digestifs ou d’attitudes posturales vicieuses. D’ici quelques semaines, elle proposera aussi ses services en ostéopathie aquatique à la balnéothérapie de l’hôpital pour des patients supportant difficilement la table d’ostéopathie. Aujourd’hui confrontée à un problème de disponibilité, entre ses fonctions à l’hôpital et ses consultations de ville, Lucille Monti projette prochainement de proposer un programme destiné à des stagiaires étudiants et/ou professionnels pour l’aider à faire essaimer sa pratique dans d’autres services de l’hôpital.