La recherche clinique

L’Hôpital Simone Veil-GHEM est pleinement engagé dans le développement de la recherche afin de permettre aux patients de bénéficier des innovations médicales et d’améliorer la qualité des soins.

En 2024, plus de 30 essais cliniques étaient en cours dans nos services. Près de 2 000 patients ont été inclus dans une étude depuis le lancement de l’activité de recherche.

Plusieurs spécialités, notamment la gynécologie-obstétrique, la diabétologie, la pneumologie, l’ophtalmologie contribuent activement à cette dynamique. Les publications scientifiques issues de ces travaux participent à l'amélioration des connaissances médicales.

Au quotidien, la recherche clinique au sein de l'Hôpital est structurée autour de l’Unité de Soutien à la Recherche Clinique (USRC) qui facilite l'inclusion des patients, le suivi des études et la valorisation scientifique des projets de recherches. 

  • Les projets de recherche en cours

    Projet ThrombUS+

    L'Hôpital Simone Veil participe au projet ThrombUS+ financé par le programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 de l’Union Européenne et réunit 18 partenaires sur tout le continent.

    Le projet ThrombUS+ vise à développer un dispositif de diagnostic portable innovant pour faciliter la détection précoce et le diagnostic de la thrombose veineuse profonde (TVP).

    Il intègre des technologies de pointe, notamment l’échographie, l’intelligence artificielle, la rhéographie par réflexion lumineuse, la pléthysmographie, les serious games et la réalité étendue, afin de créer un système de surveillance complet. ThrombUS+ a pour ambition de fournir aux patients et aux professionnels de santé des informations en temps réel, améliorant ainsi le diagnostic et le traitement de la TVP.

     

    Investigateur principal pour l'Hôpital Simone Veil - GHEM : Dr GAUTIER

    Projet KISS

    Le service de réanimation de l’Hôpital Simone Veil - GHEM participe activement à l’étude multicentrique KISS (Key Oxygenation Interventions in Surgical and Non-Surgical Patients), un essai clinique d’envergure nationale promu par le CHU de Montpellier.

    L’insuffisance respiratoire aiguë est l’un des motifs d’admission les plus fréquents en réanimation. Plusieurs techniques peuvent être proposées :

    • Oxygénothérapie standard

    • Oxygénothérapie nasale à haut débit (High-Flow Oxygen – HFNO)

    • Ventilation non invasive (VNI)

    L’étude KISS a pour ambition de comparer scientifiquement ces trois méthodes afin d’identifier la stratégie la plus efficace selon le profil du patient et d’améliorer la prise en charge. Les résultats de l’étude KISS pourront, dans les prochaines années, contribuer à faire évoluer les recommandations nationales.

     

    Promoteur : CHU de Montpellier

    Investigateur principal pour l'Hôpital Simone Veil - GHEM : Dr OCHIN

    Etude KiSS

    L’encéphalopathie du choc septique est une complication fréquente et grave pouvant survenir lors d’un séjour en réanimation. Celle-ci entraîne des troubles neurologiques diffus et peut avoir un impact durable sur la récupération des patients. À ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique validé pour l’encéphalopathie du choc septique.

     

    L’étude KiSS (Keen Investigation of Sepsis-Shock Encephalopathy by Levetiracetam), menée dans plusieurs centres français, explore si l’administration précoce de Levetiracetam (Keppra®), un médicament reconnu pour son action sur le système nerveux central, pourrait réduire la survenue ou la sévérité de cette dysfonction cérébrale.

     

    Promoteur : APHP

    Investigateur principal pour l'Hôpital Simone Veil - GHEM : Dr RGHIOUI

    Projet Rivacast

    Les traumatismes des membres inférieurs nécessitent souvent une immobilisation, et exposent donc les patients à un risque d’événements thromboemboliques (phlébite, embolie pulmonaire).

    Ce risque est plus élevé chez les patients identifiés comme à haut risque grâce au score clinique TRiP(cast). Aujourd’hui, la prévention pour réduire les risques de formation de caillot sanguin repose principalement sur la prescription d’un traitement anticoagulant à faible dose (héparines de bas poids moléculaire, « HBPM »), administré par injection quotidienne.

    Les traitements anticoagulants oraux directs (AOD) constituent une alternative prometteuse à ce traitement. Ils sont administrés par voie orale, n'induisent pas de thrombocytopénie, ne nécessitent pas de surveillance et ont prouvé leur efficacité en chirurgie orthopédique majeure.

    Le service des Urgences adulte de l’Hôpital Simone Veil participe avec plusieurs centres à l’étude RIVACAST, un essai clinique de phase III d’envergure nationale, qui a pour objectif de comparer la prévention des événements thromboemboliques veineux (ETVs) par héparines de bas poids moléculaire (HBPM) par rapport à la prévention par RIVAroxaban (AOD).

    Les résultats de cette étude pourront, dans les prochaines années, contribuer à faire évoluer les recommandations nationales de prévention des ETVs tout en améliorant la qualité de vie des patients pris en charge en ambulatoire.

    Promoteur : CHU d’Angers

    Investigateur principal pour l'Hôpital Simone Veil - GHEM : Dr BOUSSAHA

    Etude Myriade

    Le Service d’Accueil des Urgences (SAU) et l’Unité d’Hospitalisation de Courte Durée (UHCD) de l’Hôpital Simone Veil participent à l’étude multicentrique MYRIADE, un essai clinique à l’échelle nationale promu par l’AP-HP.

    Après le décès d’un proche, le trouble du deuil prolongé (TDP) est un syndrome spécifique du deuil, défini comme une anxiété intense et prolongée et une préoccupation très importante à l’égard de la personne décédée.

    L’admission et le décès à l’hôpital peuvent être une expérience traumatique et stressante pour les proches et sont associés à un risque allant jusqu’à 50% de TDP. Dans les services de soins intensifs, l’ajout de simples interventions humaines (supports d’information écrits comprenant les informations sur les soins dispensés, communication proactive avec des entretiens systématiques avec les proches) est associé à un risque moins élevé de TDP à 6 mois. De plus, offrir la possibilité d'être présents pendant les soins infirmiers et médicaux à des proches a montré un bénéfice pour ces derniers. Au sein des services d’urgences, les modalités de prise en charge diffèrent des services de soins intensif, notamment car les durées de séjours et donc de prise en charge des patients qui décèdent au SAU sont plus courtes.

    L’étude MYRIADE a pour objectif d’évaluer l'effet d'une intervention multimodale (information aux proches, communication active) pendant le processus de fin de vie et de décès au sein d’un SAU sur le trouble de deuil prolongé chez un proche du patient à 6 mois après le décès de ce dernier.

    Promoteur : APHP

    Investigateur principal pour l'Hôpital Simone Veil - GHEM : Dr GAUTIER

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